[EXTRAIT] Recommandations générales:
De nombreuses pistes de solution existent pour véritablement « mettre l’organisation des services éducatifs au service des élèves HDAA » et ainsi éviter des situations aussi extrêmes que des bris de scolarisation. Pensons par exemple à la nécessité de documenter les trajectoires scolaires des élèves HDAA avec des données fiables, de garantir la stabilité de leur parcours scolaire, d’assurer l’accessibilité physique de tous les établissements scolaires pour les élèves HDAA, de développer une offre de transport scolaire centrée sur leurs besoins.
Pensons aussi à la nécessité de financer les services éducatifs complémentaires en fonction des besoins réels des élèves, d’améliorer les conditions de travail des éducatrices spécialisées, d’établir un seuil minimal de services éducatifs pour répondre aux besoins de l’ensemble des élèves HDAA, de rendre le processus de plaintes plus rapide et transparent, etc.
Des recommandations en ce sens ont déjà été soumises au ministre de l’Éducation et il nous fera plaisir d’en discuter avec lui.
Toutefois, comme ce mémoire ne s’adresse pas au ministre de l’Éducation mais à son collègue aux Finances, nous nous limitons ici à des recommandations générales :
- Que le ministre reconnaisse, au nom de son gouvernement, que les droits de nombreux et nombreuses élèves HDAA sont actuellement bafoués au Québec;
- Qu’il réaffirme l’engagement de son gouvernement à faire respecter les droits des élèves HDAA et à « leur donner les moyens pour développer leur plein potentiel »;
- Qu’il s’assure que tous les fonds nécessaires sont disponibles pour répondre aux besoins des élèves HDAA, peu importe le degré d’accompagnement nécessaire, et assurer la pleine réalisation du droit à l’éducation pour l’ensemble des enfants. (Rappelons ici que, pour le Comité, le droit à l'éducation des élèves HDAA est indissociable du droit à des conditions de travail justes et raisonnables du personnel scolaire.)
Devant l’aggravation du phénomène de la déscolarisation, tout nouveau recul est évidemment à exclure. L’argument financier ne saurait être invoqué pour priver des enfants d’un de leurs droits les plus fondamentaux. Il est temps que le gouvernement du Québec respecte ses engagements.
Pour lire le mémoire prébudgétaire au complet: «Déscolarisation des élèves HDAA: un intolérable déni de droits»
