Accueil » Élections québécoises 2026: quels engagements pour les élèves HDAA?

Le Collectif pour le droit à la scolarisation profite de la campagne électorale 2026 pour sonder les différents partis sur leurs engagements visant à améliorer les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA) et à faire en sorte que chaque enfant, au Québec, puisse profiter pleinement de son droit à l'éducation.

Les réponses seront partagées au fur et à mesure de leur réception.

Questions pour les partis:

  1. Votre parti reconnaît-il la dégradation actuelle des conditions de scolarisation des élèves HDAA et, plus spécifiquement, l'augmentation des cas de déscolarisation et de scolarisation à temps partiel?
  2. Quels moyens votre parti mettra-t-il en oeuvre pour améliorer la situation et viser à ce que chaque enfant puisse profiter pleinement de son droit à l'éducation?
  3. Quels moyens votre parti mettra-t-il en oeuvre pour qu’il soit possible de suivre adéquatement l’évolution de l'enjeu des bris de scolarisation au fil du temps?

Questions pour les candidats et candidates (à poser, par exemple, dans un débat électoral local):

  • Comme élu.e, comment pourrez-vous contribuer à améliorer la situation?
  • Dans votre circonscription, comment soutiendrez-vous les parents dont les enfants vivent un bris de scolarisation ou une autre forme d'exclusion scolaire?

Réponses reçues

Équipe autonomiste (7 septembre)

  1. Le parti Équipe Autonomiste reconnait qu’il y a une hausse de ces phénomènes. Pour pallier à la situation, il faudrait une aide financière directe aux familles. Certaines familles ont du mal à trouver les ressources nécessaires pour subvenir aux besoins de leur enfant. Cela part de la garderie, jusqu’au milieu scolaire. Des entreprises qui offrent du matériel spécialisé comme Brault et Bouthiller (il pourrait y en avoir d’autres) existent cependant il est possible que des parents n’aient pas nécessairement les moyens de se procurer ce matériel spécialisé. Il est important d’aider les parents et de leur donner confiance car l’état ne peut pas tout faire.
  2. Un de nos membres impliqués dans le parti Équipe Autonomiste M. Charles McNicoll, travaille en éducation spécialisée. Il est important les parents ayant des enfants à défi particulier ou avec un handicapés puissent avoir les outils pour être en mesure de faire développer le plein potentiel sinon il y a effectivement un risque de décrochage. Comme parti politique nous devons nous engager à aider les travailleurs dans le domaine à faire leur travail. Cela implique aussi de motiver les parents pour pousser le développement de leurs enfants. Valoriser la place de leurs enfants dans la société.
  3. Ce sont les intervenants de terrains qui pourraient faire le suivi. Le service d’éducation doit être présent. L’éducation est une priorité pour notre parti politique car elle responsabilise les citoyens du futur à être autonome. Pour cela nous encourageons les classes spécialisées avec du personnel formé pour la clientèle (professeurs, éducateurs spécialisés). Nous voulons que les étudiants/élèves apprennent des notions qui leurs serviront concrètement dans la vie de tous les jours.

Parti accès propriété et équité (1er septembre):

Nous faisons confiance aux données du MEQ et l'augmentation d'élèves en difficulté d'apprentissage en combinaison avec notre système d'éducation à trois vitesses renforce notre détermination de semer l'idée d'abolir les subventions aux écoles privées.
Il faut des informations approfondies sur les cas de scolarisation à temps partiel et créer un index d'absentéisme par classe et par école.
Impliquer davantage les parents dans l'éducation de leur enfant pourrait vouloir dire d'avoir une journée par année scolaire où un des parents peut assister en classe à une journée d'école avec son enfant.

Parti nul (2 septembre):

Nous ne sommes pas un parti politique au sens strict dans la mesure où nous rejetons explicitement le système parlementaire, ne croyons pas en la possibilité de réformer convenablement le système de l’intérieur, et ne visons pas à être nous-mêmes élu·es. Nous nous définissons plutôt comme un mouvement citoyen progressiste aspirant à une reprise du pouvoir politique passant par la mobilisation et l’organisation collective. [...]

Nous n'avons donc pas de plateforme, et ne prenons pas position sur des enjeux tels que celui que vous soulevez aujourd'hui même si nous reconnaissons que l'éducation est un droit fondamental.

Élection générale de 2022

Pendant la campagne électorale de 2022, le Comité pour le droit à la scolarisation avait aussi invité les principaux partis à faire connaître leurs engagements. Les réponses reçues sont accessibles sur cette page.